lord R'Hoone.
CLOTILDE DE LUSIGNAN, OU LE BEAU JUIF
Manuscrit trouvé dans les archives de Provence

lord R'Hoone / Clotilde de Lusignan, ou Le Beau Juif / Paris; Hubert Libr.; 1822

TOME QUATRIÈME

PROLOGUE
DE LA QUATRIÈME PARTIE.

[{Hu i}] HÉLAS! où m'entraîne la folle de la maison! Dis-moi, brillante déilé chantée par Delille, dans quel labyrinthe m'as-tu fourvoyé? Suis-je Dédale pour en sortir! ai-je les ailes du génie?

O burlesque imagination! au lieu de t'enchaîner à d'utiles et de nobles travaux, je t'ai laissée courir et tracer des arabesques, de même qu'un jeune peintre qui barbouille les murs de son atelier de grotesques figures, au lieu de faire le tableau de réception qui doit le rendre digne de ses maîtres.

Dis-moi, tu avais bien besoin de {ij} me faire parler de ces Camaldules, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam? Ne sais-tu pas que c'est un moyen usé, de donner, pour cadre à de pareils tableaux, les manuscrits des prêtres. Tu m'exposes à la critique amère des ignorans comme des sages.

Mais mon plus grand reproche, le voici; Pourquoi m'avoir présenté tant de douceurs d'amour? Veux-tu me faire mourir de chagrin, en offrant à mon désespoir tout ce que je désire et tout ce qui me fuit?

Tu me rendras semblable au soldat français qui, succombant à la fatigue, à la soif, apercevait, au milieu des sables brûlans de l'Egypte, des ruisseaux limpides et des ombrages frais produits par le mirage.

{iij} Si je ressemble en tout aux vieux soldats, ils m'ont dit qu'à la fin on trouvait une eau saumâtre qu'ils absorbaient avec ardeur.

Que veux-tu que je fasse de ce juif et de cette princesse?.... Je suis malheureux!.... ils le seront. Je ne peux peindre que ce que je ressens. [{iv blanche}]

TOME III
CHAPITRE XXIV
CHAPITRE XXV


Variantes


Notes