M. A. DE VIELLERGLÉ,
AUTEUR des DEUX HECTOR ET DE
CHARLES POINTEL
,
ET LORD R'HOONE.

L'HÉRITIÈRE
DE
BIRAGUE,
HISTOIRE TIRÉE DES MANUSCRITS DE DOM RAGO,
EX-PRIEUR DE BÉNÉDICTINS,
MISE AU JOUR PAR SES DEUX NEVEUX


A. de Viellerglé et lord R'Hoone / L'Héritière de Birague / Paris; Hubert Libr.; 1822

TOME QUATRIÈME.

CHAPITRE II.

Pour connaître un mortel, il faut le voir tout nu.
        VOLTAIRE, Education d'un Prince.

[{Hu 31}] PENDANT qu'à Birague tout était dans cette confusion, l'officier d'ordonnance d'Henri IV et le sire de Vieille-Roche, son digne ami, parcouraient toutes leurs lignes de circonvallation, pour examiner de près cette nouvelle manœuvre des assiégés.

Les deux capitaines avaient un prisonnier de guerre; c'était le messager chargé par le marquis d'apporter à Birague les présens somptueux qu'il commanda pour sa riche prétendue.

Ce prisonnier fut remis ès mains du cabaretier Jean. Par humanité, le sire de {Hu 32} Vieille-Roche l'avait écroué à la cave. Ce digne gentilhomme revint au grand galop pour tenir conseil de guerre sur la prise et les manœuvres à opposer à celles de l'ennemi.

« Ouvrons la séance, dit Chanclbs en se raffermissant sur la selle de Henri, et mettant entre lui et la tête du noble animal la corbeille de mariage : Vieille-Roche, ouvrons la séance!....

— Si nous ouvrions plutôt le carton?...

— Sagement pensé. » Le sire de Chanclos fit sauter les ferrures, et déploya cinq ou six robes magniûques, des voiles, des dentetles, force bijoux, des éventails, des gants parfumés, et un habillement complet pour un homme : il était d'une magnificence rare.

« Je crois, dit l'honnête capitaine, que nous pourrions nous appliquer la prise, {Hu 33} 1.° comme indemnité de nos fatigues; 2.° comme inutile au marquis, puisque nous le tuerons; 3.° comme prix de la nourriture du prisonnier de guerre; 4.°..... 5.°..... continua Vieille-Roche.

— Assez, reprit Chanclos; trois raisons suffisent, et comme je me défie des gants, nous les brûlerons; quant à l'habit, prends-le, de Vieille-Roche; prends, mon ami; si tu as quelque fête, quelque gala, il te fera passer pour un duc.... Voyons, quel est ton avis?

— Mon avis!..... ton avis est mon avis.... voilà mon avis.

— Adopté, dit Chanclos. »

En ce moment, ils aperçurent un cavalier s'échappant de Birague; le coursier, galopant à toutes brides, semblait voler.

« Attention, Vieille-Roche!

— Attention! »

{Hu 34} Ils se mirent en devoir de lui barrer le passage; mais à peine l'officier de Chanclos fut-il au milieu de l'avenue avec son henriette hors du fourreau, qu'il s'écria, en voyant flotter les plumes blanches et un cordon bleu :

« Laissez passer!.... c'est....

— Laissez passer!.... répéta le sire de Vieille-Roche, sans seulement lever les yeux de dessus l'habit qu'il tenait, en s'extasiant sur sa beauté.

— Par l'aigle du Béarn, mon invincible maître, dit Chanclos, il a de bons chevaux, notre féal..... Eh, mon ami! votre manteau rouge!... il est tombé!... Bah! il court toujours.... on dirait que le diable l'emporte : Ventre-saintgris! s'écria-t il de nouveau en ramassant le manteau avec la pointe de son épée, il est de velours doublé de satin et brodé d'or; il {,Hu 35} vaut au moins une année du revenu de Chanclos!.... »

Vieille-Roche n'entendait rien, tant l'habit qu'il examinait avait fait impression sur lui. Comme le brave de Chanclos suivait de l'œil l'inconnu, qu'il vit prendre le chemin d'Autun, un autre cavalier, accourant avec la même promptitude, s'avançait, rapide comme l'éclair, dans la longue et majestueuse avenue du château.

« Attention, de Vieille-Roche! laisse là ton habit.

— Le laisser!... point du tout, il m'ira comme un gant. »

Le digne capitaine reconnut bientôt le fougueux chevalier d'Olbreuse; son cheval était couvert de sueur, et le mors plein d'écume. Le jeune homme, tout en désordre, avait ses bottes toutes crottées par une {Hu 36} multitude d'éclaboussures, et sa figure pâle annonçait la fatigue.

« Capitaine!.... capitaine!.... cria-t-il du plus loin qu'il l'aperçut, Aloïse est-elle mariée?....

— Oui!.... la place est bloquée, » répondit le capitaine, qui n'entendit pas.

D'Olbreuse, trompé par la consonnance, enfonça de rage ses éperons dans le ventre de son cheval, et en une minute fut auprès du général en chef de l'armée assiégeante.

— L'infidèle!...... la perfide!...... me trahir!... il mourra, le vil insecte!.... » Hors d'hateine, le jeune homme, pleurant de fureur, et presque étouffé par ses sanglots, ne pouvait rien dire de plus.

— Voilà les femmes!.... bégaya Vieille-Roche; le vin ne trompe jamais... quand {Hu 37} sa couleur ne ment pas, on est sûr au moins de ce qu'on boit.

— Qu'y a-t-il donc? demanda Chanclos.

— Il y a que je veux me venger avant ce soir, tuer Villani, l'écraser, n'importe comment!....

— Cela se fera, petit chevalier!...

— Et Aloïse?

— Tu l'auras!....

— Oui, déshonorée, dit le lieutenant des gardes avec le sourd accent du désespoir.

— Mon ami, reprit Vieille-Roche, je ne crois pas que le vin perde de sa bonté pour être bu par deux!...

— Tais-toi, de Vieille-Roche : respect au malheur!....

— Et au vin! »

La chevalier était immobile, et son {Hu 38} cheval seul grattait la terre avec son pied, comme s'il partageait l'indignation de son maître.

« Mais, dit Chanclos, les cloches n'ont pas sonné long-temps, et je viens de voir passer un homme qui n'aura pas dû souffrir ce mariage, s'il a eu dans la tête de l'empêcher; et, ventre-saintgris, je ne sais; les manœuvres qui viennent d'avoir lieu me donnent maintenant de l'espoir... J'ai aimé, chevalier, et quoique mon amour n'ait duré que trois jours et deux nuits consécutifs, je connais cette rage-là... Or donc, il faut éclaircir ce mystère, et aller au château.

— Oui.

— Voir ta maîtresse?

— Pour l'accabler de dédains!...

— T'expliquer?

— Lui reprocher sa perfidie!....

{Hu 39} — Monsieur le chevalier, c'est ma petite fille.

— Elle me trompe!....

— Croyez bien qu'elle n'est pas perfide, je suis son garant, oui, morbleu!... Allez donc, jeune tête, allez lui écrire pour demander un rendez-vous ce soir, avant.... tu m'entends?....

— Avant...... vous vous entendez? reprit Vieille-Roche.

— Ah! capitaine!...

— Eh bien! fou, ne m'étrangle pas en m'embrassant, et cours au quartier-général, chez maître Jean, tu trouveras tout ce qu'il faut pour griffonner la....

Le a jeune homme y courut.

— Vieille-Roche, continua le capitaine; ha çà, mon ami, tu dois savoir ton habit par cœur depuis que tu le tiens 1.... allons, quitte-le, et écoute.

{Hu 40} — J'écoute.

— N'as-tu pas trop bu?

— Six bouteilles seulement, et il le fallait, d'honneur, pour faire un compte rond.

— Que reste-t-il?

— Rien.

— Bon, mon ami. Il faut s'introduire chez les assiégés pour porter une lettre à ma petite-fille; et de la prudence! car si tu étais reconnu, tu courrais de grands risques comme capitaine de l'armée assiégeante!.... Couvre-toi de ce manteau, et prends garde qu'on ne t'aperçoive.... car tu vas passer pour mon ami l'Ours..... c'est un secret d'état; et le cardinal-ministre.... Je ne peux pas t'en dire plus... mais jure-moi que tu ne parleras à personne....

— Mon ami, sois tranquille; je ne {Hu 41} parlerai ni me découvrirai......... je le jure par les vignes de la Bourgogne, Gascogne, et lieux circon voisins! »

A cet instant le jeune amant apporta la lettre au valeureux de Vieille-Roche, qui descendit de cheval, endossa le manteau, et fut escorté jusqu'au fossé qui bordait le parc. Il sauta bravement dans les fortifications ennemies : quand il y fut : « Mon ami de Chanclos, s'écria-t-il avec effroi.

— Qu'as-tu?

— J'oublie le principal.

— Qu'est-ce?....

mdash Une bouteille, mon ami; je n'entreprends rien sans cela. »

Le jeune lieutenant, impatient de voir le buveur entrer dans le parc, galopa jusque chez maître Jean, et rapporta une grosse bouteille de grès que l'on descendit {Hu 42} avec les cordes du carton de Villani. De Vieille-Roche satisfait, remonta péniblement; et après maints hoquets les spectateurs de cette escalade le virent gagner un massif très-touffu, autour duquel, par bonheur, les sentinelles posées par le comte se trouvaient être très-écartées.

— Les croiseurs retournèrent à leur poste, et le malin sire de Vieille-Roche se glissa comme une couleuvre de buisson en buisson, d'arbre en arbre, jusqu'à ce qu'il fût en face du château.

Sûrs que l'homme terrible à la recherche duquel ils s'acharnaient ne pouvait pas être dans le corps du logis que l'on nommait l'aile Cardinale, parce que c'était le cardinal de Birague qui l'avait embellie, Mathilde et le comte, se fiant sur la vigilance des piqueurs qu'ils placèrent devant la façade des jardins, avaient {Hu 43} délaissé cette partie du château qui contenait les appartemens actuellement habités, le salon, la salle des ancêtres, etc. Alors le sire de Vieille-Roche, à force de manœuvres savantes, était parvenu jusqu'à la salle des ancêtres. Il monta rapidement le grand escalier en effleurant de son manteau le dos d'une sentinelle qui regardait dans les cours, et il arriva sain et sauf à l'appartement de la jeune amante du chevalier sans avoir rencontré personne.

Nous avons remarqué que l'honnête acolyte du capitaine était fort pour la décence : il frappa deux énormes coups avec la poignée de sa rapière, à la porte de l'héritière de Birague. Marie vint ouvrir. En envisageant ce manteau rouge, signalé comme l'indice d'un brigand, et de l'ennemi de monseigneur, elle frémit, {Hu 44} et trembla de tous ses membres; mais elle ne trembla pas assez pour ne pas crier, et fermer la porte très-brusquement au nom de Vieille-Roche, qui, fort heureusement, avait le nez un peu camus, car sans cela il en serait résulté de grands malheurs.

Dans cet embarras, Vieille-Roche se livra d'abord sans parler à des conjectures très-originales sur l'esprit des soubrettes; puis, rassemblant toutes les forces de son intelligence, il trouva l'expédient de lancer la lettre par le jour qui existait entre la porte et les grandes dalles de pierre de la galerie. Alors il se retira, enchanté de lui-même, et il témoigna cette satisfaction en sifflant. Il avait promis de ne pas parler; mais il pensa que la fanfare de Henri IV n'était pas comptée comme un discours. De concession en concession, de Vieille-Roche crut qu'il pouvait chanter; et, en {Hu 45} arrivant au bas de l'escalier, il but une bonne partie de sa bouteille en fredonnant :


Et lon, lan, la, buvons, chantons;
L'heure qui suit n'est à personne.

Il comptait sortir par la grande entrée du château en pliant son manteau, et se faisant reconnaître pour le noble sire de Vieille-Roche; mais comme il finissait son fredon, il reçut par derrière un coup de poignard adressé avec une telle violence, que le pauvre capitaine, renvoyé à quatre pas, n'aurait pas existé ni joui de l'heure qui suivait, si le coup n'eût porté dans l'épaisse broderie du manteau...... Comme il avait promis de ne rien dire, il se contenta de rendre grâces en lui-même au tailleur qui fit broder le manteau; et sur-le-champ, sans daigner tirer sa longue rapière, il asséna sa bouteille, vide alors, {Hu 46} sur le front de l'Italien, en retenant un discours fort éloquent sur les trahisons et les Italiens qui ne frappent que par derrière.

Si Vieille-Roche promit de ne pas parler, il n'en était pas de même du marquis; il mugit en tombant tout couvert de sang. Marie, dont les cris l'avaient attiré, se mit à crier de nouveau en voyant ce fatal résultat.

A ces clameurs, le comte et la comtesse accoururent suivis d'une foule de gens, et de Robert, qui pâlit en voyant le danger qui menaçait la maison de Morvan. Vieille-Roche, toujours sans proférer une parole, s'enveloppe de son manteau, en mettant toutefois la broderie salutaire aux endroits les plus clairs de son pourpoint usé, et il s'élança dans la cour, en faisant tournoyer sa longue épée, et en {Hu 47} regagnant l'entrée du château : il la vit fermée. Alors il rassembla ses forces, et résolut de frotter cette valetaille de la bonne manière.

« Tuez-le, disait le comte; que l'on s'empare de lui; je le veux à tel prix que ce soit!.... Mille pistoles à celui qui l'amènera mort ou vif. » Mathieu XLVI chargea ses pistolets, et le combat s'engagea. » b

Villani fut laissé sur la place sans que l'on fît attention à son cadavre. Le taciturne Vieille-Roche se défendit comme un lion, et montra que les compagnons de l'aigle du Béarn étaient dignes d'être à ses côtés. Le téméraire Robert déployait devant le comte un courage admirable; il serrait l'ennemi de près, et lui disait à voix basse : « Fuyez à la chapelle; arrêtez le monstre!... allez au cinquième pilier; scélérat! tu périras...... courage, mes enfans; vous {Hu 48} frapperez la dalle noire; mille pistoles, deux mille si on l'arrête, et mille si on le tue; elle vous emportera, et vous conduira dans un souterrain qui donne sur la campagne; je le tiens, secondez-moi!... » Le rusé vieillard sauta au collet de Vieille-Roche, qu'il feignit de lâcher faute de forces. c

Le comte, furieux de le voir échapper à son vieux serviteur, ajusta le compagnon de l'aigle du Béarn; le coup rasa la plume rouge du chapeau et l'abattit 2; le second coup cassa l'épée du soldat... Alors il se mit à fuir en gémissant sur gabrielle d, et dans sa colère il blessa avec le tronçon le chef des cuisines, qui le menaçait avec son tranche-lard; enfin, il gagna la chapelle, suivi d'une foule excitée par le gain que Robert XIV avait attaché à sa prise.

— Monseigneur, il est perdu, car il entre {Hu 49} dans l'église, où il n'y a point d'issue.... on va vous l'amener!.... » Le comte tressaillit de joie, et il revint au perron avec Mathilde, qui semblait pensive.

En effet, en voyant le marquis de Villani dans l'immobilité de la mort, elle s'écria : « Enfin il ne vit plus!... l'autre est en notre pouvoir!..... nous n'avons plus rien à craindre! Dieu soit loué!.... » Et, dans l'excès d'une joie véritable, elle embrassa son noble époux avec une volupté et une ardente tendresse, disparues f depuis long-temps. L'adroite comtesse cherchait sans doute à se ménager encore un heureux avenir avec son époux.... « Ciel! continua-t-elle, notre fille est sauvée....... Quel jour fortuné!.... » g

Personne n'étant témoin de cette scène, le comte embrassa sa femme dans l'ivresse où le plongeaient ces événemens.

{Hu 50} « Couple perfide!.... s'écria Villani en se relevant avec peine, voilà donc l'intérêt que vous portez à un homme généreux, dans l'instant même où il succombait en se dévouant pour votre cause!... Adieu!... craignez ma vengeance! »

A ces mots, il se retira à son appartement en s'appuyant contre les murs, et laissant le comte et sa femme en proie à de poignantes terreurs. Autant le passage de la tristesse à la joie fut prompt, autant le contraire fut violent. Cependant, la comtesse, impassible, se flatta encore intérieurement de ramener le marquis en lui donnant sa fille; de son côté, Villani pensa que cet événement avancerait son mariage.

A cet instant, on vint annoncer que l'homme au manteau rouge était échappé sans laisser de traces, semblable à l'éclair qui fend la nue.

{Hu 51} Le comte eut alors le plus violent accès de rage qui lui eût pris dans le cours d'une vie agitée par de semblables accès. Dans sa fureur, il saisit une des barres de fer qui composaient le balcon du perron; malgré la force que peut prêter le désespoir, il la trouva aussi inflexible que les arrêts du destin : alors sa fureur se tourna contre ses gens, qu'il maltraita de la pensée et du geste; chose que Robert vit avec plaisir et trouva digne de Mathieu le Rouge 3, qui rudoyait toujours ses vassaux.

Le comte remonta tout égaré 4, portant à plusieurs reprises son pistolet à son front.

Chacun, aux accens de la voix aigre de Robert, retourna en silence à ses travaux, et le conseiller des Morvan se frotta les mains, lorsque Christophe lui apprit le discours du marquis de Villani....

« Nous verrons..... nous verrons, {Hu 52} murmura le vieillard; il est temps d'agir!.... il faut terminer cette hésitation 5..... »

La nuit vint, et par la même brèche que Vieille-Roche avait escaladée, le scrupuleux capitaine de Chanclos accompagna l'amant de sa petite-fille..... Elle arriva à l'heure indiquée avec Marie, et Chanclos fut témoin de la réconciliation des deux amans. Tout s'éclaircit : le fougueux jeune homme proposa à sa cousine de l'enlever, et le capitaine eut à louer sa petite-fille de ce qu'elle refusa; il fut un Mentor plus sage qu'on ne l'aurait attendu de son caractère, et il fit entrevoir aux deux amans que leur union n'était pas éloignée, puisqu'un être aussi puissant que le paraissait le protecteur d'Aloïse veillait à leur félicité. Ils se séparèrent, emportant chacun du bonheur et de l'espoir pour long-temps; leurs adieux émurent le bon capitaine et Marie, qui pensait à Christophe...... 6

Le lendemain matin, le marquis de Villani, roulant dans sa tête cauteleuse une foule de projets, se rendit à Autun, pour aller trouver maître Ecrivard, le dépositaire de ses papiers.

CHAPITRE PREMIER CHAPITRE III


Variantes

  1. griffonner la.... Le {Hu} (il y a passage à la ligne avant Le, mais pas d'indentation. Comme il est clair que la phrase que commence Le ne fait pas partie du dialogue, nous commençons un paragaphe)
  2. mort ou vif. Mathieu XLVI [...] s'engagea. {Hu} (nous déplaçons le guillemet fermant)
  3. faute de forces. » {Hu} (nous supprimons le guillemet inutile)
  4. sa gabrielle {Hu} : nous mettons le substantif en italiques; c'est le nom que donne Vieille-Roche à son épée, comme on a vu au chapitre II du tome III: « Ah! Chanclos! mon ami! dit Vieille-Roche, il n'a qu'un fourreau sans épée; attends, je vais lui donner ma gabrielle. »
  5. on va vous l'amener!.... Le comte [...] pensive. » {Hu} (comme pluis haut nous déplaçons le guillemet fermant)
  6. une volupté et une ardente tendresse, disparues {Hu} (le féminin ne se justifie pas, nous corrigeons, mais nous maintenons la virgule superflue. Peut-être avons-nous là une trace de correction mal achevée)
  7. Le seul guillemet de {Hu} est celui qui clôt le paragraphe; nous ajoutons ceux qui paraissent s'imposer.

Notes

  1. L'habit : Il s'agit du manteau rouge perdu par le « cavalier s'échappant de Birague[, dont] le coursier [...] semblait voler », ainsi qu'on l'a vu plus haut.
  2. « Le coup passa si près que le chapeau tomba », écrira Victor Hugo en 1859 dans La Légende des siècles (Après la bataille, 18e vers).
  3. Mathieu le Rouge a déjà été évoqué au chapitre III du tome II, et le sera encore aux chapitres IV et V du présent tome. Il n'était pas bon (t.II ch.III); il parvint à échapper aux anglais qui envahissaient le château, puis le pillèrent (t.IV ch.I et V). Mathieu le Rouge vécut sans doute pendant la guerre de cent ans. Son numéro n'est jamais mentionnné.
  4. Probablement le comte remonte-t-il à ses appartements.
  5. De quelle hésitation s'agit-il? Celle du comte envers Villani (t.III ch.VII)? celle du comte à l'égard de sa fille? ou celle de Robert dans la solution du malheur abattu sur la maison de Morvan? Ou encore, faut-il prendre le mot dans son sens d'incertitude, d'arrêt dans l'action?
  6. La fin de ce paragraphe est faible et sent le rembourrage qui permet de gagner une page à la fin de chapitre.